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« Un homme ne cherche pas d’aide, un homme endure, pour le meilleur et pour le pire. » Voilà des paroles répétées ad nauseampar de nombreux représentants de la gent masculine. Or, lorsqu’on sait que 80% des itinérants, 90% des prisonniers et que 80% des personnes ayant mis fin à leurs jours sont des hommes, il devient difficile d’ignorer le problème. Pourtant, de nombreux centres d’aide pour hommes ne parviennent toujours pas à obtenir un financement à la hauteur des besoins. Les Maisons Oxygène de la province, qui offrent des services aux pères en difficulté, cherchent donc encore une oreille attentive à leurs supplications. 

Menaces réelles

L’appel à l’aide a commencé par la fermeture annoncée de la maison d’Estrie, qui fonctionnait avec une guillotine budgétaire prête à couper ses ressources le 31 mars dernier. Toutefois, après avoir sollicité l’appui de la population, la maison s’est vu offrir un sursis jusqu’au mois de juin, ce qui procure une bouffée d’air frais mais de courte durée. Le tollé suscité par cette annonce de fermeture a été suffisamment bruyant pour que des échos se rendent jusqu’à l’Assemblée nationale, où Jean-François Lisée, porte-parole de l’opposition officielle en matière de services sociaux, s’est fait le messager des revendications des maisons. 

La reconnaissance

Pour Tommy Cousineau, directeur général du groupe IMAGE, le salut passe par la reconnaissance des Maisons Oxygène. « Financièrement, nous vivons une situation précaire. Ici, c’est GénérAction qui assure notre financement. Avec une reconnaissance, nous pourrions obtenir des sommes du gouvernement. » Le CALACS de Ville-Marie a vécu une situation semblable récemment, où le financement était rattaché à une reconnaissance que le centre ne possédait pas encore. Monsieur Cousineau admet que le financement des maisons est plus difficile à obtenir, bien qu’il juge le service essentiel. 

Profiter de l’élan

Le directeur général espère ardemment que la vigueur insufflée par les menaces de fermeture permettra aux quelques Maisons Oxygène – on en compte moins de dix au Québec – d’assurer leur pérennité. « Les choses déboulent vite en ce moment, il faut profiter du momentum. » Du côté du ministère de la Santé et des Services sociaux, on a rassuré les organismes en réitérant qu’ils représentaient une préoccupation pour la ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois.

Des réactions plus précises de la ministre déléguée devraient être obtenues sous peu.

source: http://www.journallereflet.com/de-lair-maisons-oxygene/